Cinéma / Essai visuel
Quand la lumière hésite,le cinéma commence.
À Ouagadougou, une affiche ne présente pas seulement un film : elle prépare déjà la rencontre entre une salle, une ville et ses voix.
J’ai passé deux semaines, en février dernier, à suivre la file devant une salle de Ouagadougou. On y parlait peu du programme : chacun attendait le moment où l’écran ferait entrer une autre ville, une autre langue, une autre manière de se reconnaître.
Quand l’affiche devient une salle
Dans l’affiche, le masque-planche Bwa n’est pas un décor emprunté : sa verticale impose un axe, son cercle rassemble les regards. Le rouge, l’or et le vert avancent par aplats francs, comme des voix qui refusent de se fondre dans le bruit.